
Chaque mois le site web de l’ANI vous propose son coup de coeur en présentant le travail d’un photographe.
Le lancement de cette série se fait avec Julien Falsimagne et son reportage en cours sur le « 4bis rue Pleyel ».
« Au départ, ce sont les caractéristiques atypiques de mon immeuble qui ont éveillé ma curiosité : 7 étages, 64 studios de surface identique, 114 marches, 13 balcons, 147 fenêtres, trois poubelles, une cour intérieure, des centaines de mètres de moquette au rouge passé, un ascenseur minuscule, une cage d’escalier au jaune délavé : voici le 4 bis rue Pleyel, à Paris.
Ici, comme dans toutes les capitales européennes il est difficile de se loger : prix des loyers élevés, exigence des propriétaires, discrimination.
En partant à la rencontre de mes voisins, j’ai pu rapidement me rendre compte de la proximité de cette réalité : étudiants seuls ou en couples, jeunes actifs en début de carrière, salariés de tous âges, chômeurs, retraités, immigrés et parfois même, plusieurs générations dans le même espace.
Avec ce sujet et au travers de cet immeuble, j’ai voulu témoigner des difficultés rencontrées par une partie toujours plus croissante de notre société. »
Biographie :
Photographe, basé à Paris depuis dix ans, Julien Falsimagne a travaillé à ses débuts comme premier assistant de photographes comme Françoise Huguier, Zoé Cassavetes et Alex Profit. Il travaille alors sur des sujets tout aussi variés que le reportage, la mode, la publicité, les natures mortes, ou les portraits. C’est grâce à ce mélange des genres et des personnes qu’il a aiguisé son regard et sa façon de photographier. Pour conserver cette variété de thèmes qui lui permet d’évoluer, il essaye de ne pas être catalogué et caractérise son travail par un souci constant de rendre compte du réel.











