
Chaque mois, l’ANI présente le travail photographique d’un auteur proposé par les membres de l’association.
Pour le mois d’avril, nous vous proposons de découvrir le travail de Sophie Garcia sur les projectionnistes.
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L’arrivée du numérique dans les salles de cinémas hexagonales va-t-elle changer radicalement le métier de projectionniste ?
Pour beaucoup la question ne se pose plus : adopté petit à petit dans certains réseaux d’exploitations connus et quelques salles parisiennes de renom, le projecteur numérique s’apprête à sonner le glas de la projection argentique traditionnelle, et annonce un profond changement des pratiques du métier de projectionniste.
Mais du multiplex au cinéma de quartier, projecteurs et dérouleurs de film ronronnent encore, et les petites mains continuent de s’agiter entre colleuse et bobines, dans la lumière tamisée des cabines. Cachés derrière leur hublot, entre aperçus pellicules aux bras, les opérateurs projectionnistes sont les plus discrets des personnels des salles de ciné, et leur rôle occupe encore une place de choix dans l’imaginaire des cinéphiles et autres habitués des salles obscures.
La série Bobines cherche à mettre en lumière un métier à l’avenir incertain, patrimoine vivant de l’histoire du cinéma et des salles parisiennes.
Biographie
Née en 1982, Sophie Garcia diffuse ses images de l’actualité sociale à partir de 2002 dans la presse alternative. Autodidacte, elle consacre ses premiers travaux documentaires aux friches, jardins ouvriers et terres agricoles en survie dans le département de la Seine-Saint-Denis.
En marge de ses activités photographiques, elle travaille comme opérateur-projectionniste et comme assistante-reporter du critique d’art Hector Obalk sur la série Grand’Art. Elle se lance comme photographe freelance en 2010, après une formation de photojournalisme à l’EMI-CFD suivi d’un stage d’assistante avec Olivier Roller. Sa démarche se situe dans la veine de la photographie documentaire, tout en privilégiant des séries personnelles où le portrait prend peu à peu une place prépondérante.
Depuis un an, la thématique de la projection cinématographique lui permets de décliner des sujets réalisés au Hasselblad : en parallèle de sa série sur les projectionnistes, elle consacre un reportage au déroulement du festival Cinéma des Foyers puis dédie son nouveau travail au dernier cinéma porno de la capitale, le Beverley (travail en cours).
Sophie Garcia vit et travaille à Saint-Ouen
Site Internet : http://www.sophiegarcia.net











