Statuts

Les iconographes peuvent avoir des statuts variés selon le secteur d’activité.

Dans la presse

Le salaire y est privilégié, sous 3 formes; CDI, CDD, ou pige. Les iconographes sont employés comme journalistes sous la dénomination de «rédacteur spécialisé». L’iconographe qui travaille en presse peut bénéficier de la carte de presse, si son activité dépend de la convention des journalistes. Le plus souvent on parle de rédacteur photo.

La pige est réservée aux entreprises de presse qui vous emploient alors généralement comme journaliste non permanent. La particularité de cette forme de paiement est que, malgré les cotisations ASSEDIC qui y sont liées, la pige n’ouvre pas de nouveaux droits car le nombre d’heures travaillées n’est pas spécifié sur la feuille de salaire… Si les piges deviennent régulières, il est normalement obligatoire pour l’entreprise de vous proposer un CDD, voir un CDI.

Dans l’édition

L’iconographe d’édition travaille de plus en plus en indépendant (= free-lance). Il peut créer une BNC (une micro-entreprise) via l’URSAFF qui lui a donné un n° de SIRET. Ainsi l’iconographe peut faire des factures avec la T.V.A non applicable.

Il existe aussi la solution du portage salarial. L’iconographe travaille de chez lui mais est salarié par une entreprise, telle que Links ou Jam.

Le statut de TAD permet d’être salarié par l’éditeur tout en restant travailler chez soi; en fonction de la charge de travail (demander un bon de commande avant de commencer la mission) il est proposé en CDD ou CDI (extrêmement rare). Les avantages sont évidents (pas besoin de s’inscrire à l’URSSAF) mais c’est un statut que les employeurs proposent rarement d’eux-mêmes.

Plusieurs possibilités pour la facturation : Eêtre installé à son compte, c’est-à-dire en profession libérale, et s’affilier à l’URSSAF – les charges sociales sont de 40 à 50 % du montant facturé. Le code APE peut être 724z = activité de banque de données. C’est le statut le plus pratiqué dans l’édition car il reste avantageux pour l’employeur.

Un nouveau statut a été mis en place par le gouvernement depuis le 1er janvier 2009. Il s’agit du statut d’auto-entrepreneur, qui permet d’être à son compte sans créer d’entreprise, dans la limite d’un chiffre d’affaires de 32 000 euros annuels, pour des prestations de services. Les charges sociales sont d’environ 20%. L’inscription peut se faire assez facilement sur internet.

Dans le cas où vous n’avez pas le statut d’indépendant, il est possible de passer par le portage salarial pour proposer de facturer votre travail: l’entreprise de portage facture votre prestataire et vous verse un salaire. Mais attention, par rapport au montant brut que vous demandez, il y aura 50 % de charges à déduire + 10 % environ pour l’entreprise de portage.

  • ALERTE sur le statut AGESSA (paiement en droits d’auteur)

Cette forme de rémunération est réservée aux auteurs, écrivains ou photographes, et en aucun cas à celui d’iconographe. Malgré tout des maisons tentent de payer des prestations d’iconographie de cette manière; c’est possible, mais toutes les cotisations liées à votre paiement iront « dans le vide ». Il n’y a aucune possibilité d’obtenir un numéro d’agrément, sauf si vous êtes un auteur, qui par ailleurs fait de l’iconographie. L’AGESSA demande que soit dénoncé auprès d’eux ce genre d’abus…

En entreprise et en agence de communication

Le salariat est le plus courant, sous forme de CDD ou CDI, mais il est possible de faire de la facturation pour des missions ponctuelles.

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