Un autre regard, avec Divergence Images

Début 2021, nous avons accepté avec enthousiasme l’invitation de Divergence-images de publier chaque mois sur ses réseaux, une carte blanche de l’ANI: un post illustré d’images trouvées dans leurs sujets photographiques. Cette proposition est une belle opportunité pour tous les passeurs d’images que sont les membres de l’Ani.

Mai 2021 : Elisabeth Sourdillatvoir les images sur FB. Elisabeth Sourdillat, iconographe iconoclaste, cherche et commande des images pour la presse et l’édition. Militante du droit des auteurs, elle suit l’actualité du droit de la création et des publications. Comme elle est partageuse, elle enseigne ces matières en filière métiers du livre à l’Université.
« Des hommes qui lisent. Je suis en train de faire une recherche pour une couverture de roman. Lire le texte, établir une liste des thèmes qui constituent mes « pistes ». Puis partir à l’affut de l’image qui provoquera le désir du lecteur, le désir de se saisir de ce bouquin là.Dans ma liste il y a « la lecture » puis, plus précisément, un homme qui lit. Mission de l’iconographe : regarder partout où se trouve de la photo, fouiller dans les recoins pour sortir l’image qui va bien. Ce travail m’amène à regarder des milliers de clichés sur chaque thème.Je pars à la chasse. Chez Divergence, je diverge, je dérive, je me fais une sélection à part, je m’amuse, m’affranchis des contraintes du client. Joie de la cueillette : dans mon panier garni, une variété de possibilités de traiter le sujet. 5 couleurs et 5 NB, celle qui convoque les grand frères Doisneau, Duane Michals, la peinture de la Renaissance, celle qui ferait une super pochette de disque, la photo réaliste ou documentaire… Hum. Il reste tout de même 33 images dans le fichier « non choix ». »

Avril 2021 : Julie Gourvèsvoir les images sur FB. Julie Gourvès est documentaliste iconographe, membre de l’ANI. D’abord documentaliste audiovisuel pendant 10 ans, elle a créé cette année i©onos pour proposer ses services en freelance.
“Pour ma carte blanche en tant qu’iconographe, j’ai sélectionné uniquement des portraits. Portrait politique, de famille, artistique, en studio… Le portrait qui met en scène un métier, une vocation ou une passion, celui qui dénonce aussi. Suffit-il d’appuyer sur le déclencheur pour dire que c’est un bon portrait ? La photographie de portrait est un véritable art qui permet de saisir un moment privilégié, de refléter la personnalité du modèle, ou de figer un instant de complicité. C’est le résultat d’une relation de confiance entre le sujet et le photographe. Lieu, pose, lumière, décor… Les possibilités créatives et imaginatives sont infinies. Mais quoiqu’il en soit, c’est le regard qui confère au portrait toute sa force. Alors, oui, pour moi, un portrait est tout sauf une simple représentation physique d’une personne.”