Carte blanche Divergences/ Fabrice Héron

Fabrice Héron, iconographe recherchiste, historien de formation, intervient auprès des maisons d’édition, des musées et expositions, des agences de communication et de publicité, ou encore des sociétés de production.  Il conseille aussi les entreprises et les collectivités pour valoriser leur patrimoine photo/vidéo.

Des premiers de cordée aux premiers de corvée !

“Alors qu’en 2018 l’anthropologue américain David Graeber théorisait sur les « bulshit jobs » pour dénoncer les jobs inutiles et superflus mais très bien rémunérés, la crise de 2020 nous révélait l’importance des « jobs de merde », si indispensables et pourtant mal payés et autant mal considérés. Les soignants étaient applaudis aux fenêtres et on louait le courage des caissiers, des éboueurs, des livreurs, des facteurs, des aide ménagères, des éducateurs, des ATSEM, etc. les métiers en première ligne dont l’activité n’est pas télétravaillable qui font tourner le pays ! 

Ma carte blanche revient sur ces travailleurs de l’ombre dont l’utilité sociale a été mise en exergue après des années d’invisibilité avant de vite retourner dans l’oubli. Les photographes de Divergence ont su croquer ceux qui au front remettent l’humain au cœur car ils sont essentiels dans le fonctionnement de nos sociétés. Soigner les personnes âgées, éduquer nos enfants, accompagner, mettre en rayon et livrer des denrées, distribuer les colis, faire le nettoyage, ramasser les déchets… Et qui sont de loin les moins rémunérés aujourd’hui.

Une inversion de la reconnaissance sociale par les salaires illustrée par le reportage de Thomas Louapre sur les migrants bénévoles venus aider Paul, éleveur de vaches laitières en agriculture biologique, pour la plantation de betteraves fourragères”. 

  • © Alain GUILHOT
  • © Bruno AMSELLEM
  • © Corentin FOHLEN
  • © Corentin FOHLEN
  • © Georges BARTOLI
  • © Gaël KERBAOL
  • © Lahcène ABIB
  • © Sophie RODRIGUEZ
  • © Thomas LOUAPRE
  • © Thomas LOUAPRE